Mercredi 8 juillet 2009










 

Les murs ne sont pas toujours au-dehors.
Dans tous les murs, il y a une lézarde,
dans toute lézarde, très vite, il y a un peu de terre,
dans cette terre la promesse d'un germe,
Dans ce germe fragile, il y a l'espoir d'une fleur
et dans cette fleur, la certitude ensoleillée d'un pétale de liberté.
Les murs les plus cachés sont souvent au-dedans
et dans ces murs aussi, il y a des lézardes...
laisse pousser les fleurs,
elles sont les germes de la vie à venir.



Jacques Salomé
(apprivoiser la tendresse)

































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Mercredi 8 juillet 2009

 

 

 

 

 








Les vrais amis sont comme les arbres
Ils ont hâte de te voir
Mais restent imperturbables
Si tu ne passes pas dire bonsoir

Même après une longue absence
Tu peux renouer avec eux
Il n’y a pas d’intermittence
Te revoir les rend heureux


Les vrais amis sont comme les arbres
Plantés très loin ou bien tout près
Sans jalousie et sans alarme
Ils croissent, c’est leur métier

Les vrais amis sont comme les arbres
Ils tendent leurs bras, ne plient pas
Ils grimpent vers la lumière
C’est ce qui les met en joie

Les vrais amis sont comme les arbres
L’univers est dans leur peau
Qu’il fasse pluie, glace ou bourrasque
Ils parfument et tiennent chaud

Les vrais amis quand ils trépassent
N’en finissent pas de fleurir
Dans nos mémoires opiniâtres
Même coupés les arbres prient.

Julos Beaucarne
 
 
 
 
 
 









Par VERBENA - Publié dans : POESIES ET BEAUX TEXTES
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Dimanche 5 juillet 2009







Nous devrions rendre grâce aux animaux pour leur innocence fabuleuse
et leur savoir gré de poser sur nous la douceur de leurs yeux inquiets
sans jamais nous condamner.



Christian Bobin










 








 




































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Dimanche 5 juillet 2009




 

" Les nuages, c'est comme les rêves. Tantôt gais, tantôt tristes.

On croit les tenir, ils se décomposent sous la main.

Le souvenir est souvent ce qu'il en reste de meilleur. "

 

Harry  Bernard
















































" Les nuages frôlent

Falaises et crêtes

Courtisent les vallées

Tracent sur plan d'azur

De brèves et blanches écritures

Détissées par le temps

 

Face aux montagnes

Qui surplombent nos saisons passagères

 

Nous sommes ces nuages

Entre gouffres et sommet."

 

Andrée Chedid






































 












"Ce n'était qu'une minute à passer. Elle est passée. Vous en vivez une autre

qui passe déjà. N'est- ce- pas simple?

S'abandonner à la minute , celle qu'on vit, sans s'effrayer de celle qui vient."




Michèle Mailhot











 













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Mardi 23 juin 2009









Il est un arbre qui se souvient encore de Merlin, de Viviane et de la merveilleuse forêt de Brocéliande.

J'ai vu le chêne sacré, gardien d'orage et de justice, cacheur d'oiseaux et de fées, cacheur d'aurores très anciennes, je chante le vieux chêne des routes de poussière.

Aux soirs des plus hauts étés, dans le suspens où montent les ténèbres, Merlin parle encor dans son ombre et Viviane a des palais sous sa ramure.

A leur pas lumineux s'offre une mousse plus fine que poil de taupe.
J'ai embelli le monde aujourd'hui, dit Merlin, j'ai coloré des pommes dans les vergers.

Mon regard a muri les froments et j'ai tendu cette paix mauve sur les toits des villages; ô bien aimée, ouvre-moi tes châteaux.

Viviane entend et des voiles se forment. On voit tourner un portail de buée, on voit Merlin baiser une main d'or.
Mais l'arbre est seul à savoir les battements de ces coeurs.

Un chevreuil blanc viendra goûter l'herbe qui pousse entre ses racines, un chevreuil blanc viendra lisser son pelage à l'écorce.

Je chante l'arbre légendaire. Je dis qu'il règne et qu'il le père de ces champs et de ces collines.

Le ciel qui passe avec son front rapide a fait le signe et le grand chêne a répondu de tout son lourd feuillage.

Ici fut scellée l'amitié, ici la parole fut dite, ici l'anneau fut échangé, ici la coupe fut vidée, ici fut jeune une antique chanson.

Qui sait aimer cet arbre est aimé du silence.
Et l'oiseau bleu qui vit en ramée couve jalousement la légende future au goût de séve et de rosée.

Geo Norge (1898-1990)











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Mardi 23 juin 2009


Jesebel a aussi très bien chanté cet hommage au Québec et aux Québécois, je partage avec vous cette vidéo.

Bonne fête du Québec

 



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Lundi 8 juin 2009

“Nous n'habitons pas des régions. Nous n'habitons même pas la terre. Le coeur de ceux que nous aimons est notre vraie demeure.”



(Christian Bobin)















































 

“Les maisons sont comme les gens, elles ont leur âge, leurs fatigues, leurs folies.
Ou plutôt non: ce sont les gens qui sont comme des maisons, avec leur cave, leur grenier, leurs murs et, parfois, de si claires fenêtres donnant sur de si beaux jardins.”

                                                        

                                                        (Christian Bobin)

 

 











































“Qui sait nous donner une joie aussi pure que celle prodiguée par la vue d'un petit  nuage blanc dans le ciel bleu?”


   (Christian Bobin)






















































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Vendredi 5 juin 2009


Photos personnelles Christine Glassant

Parc de Mariemont Belgique








Tout seul,
Que le berce l'été, que l'agite l'hiver,
Que son tronc soit givré ou son branchage vert,
Toujours, au long des jours de tendresse ou de haine,
Il impose sa vie énorme et souveraine
Aux plaines.

Il voit les mêmes champs depuis cent et cent ans
Et les mêmes labours et les mêmes semailles ;
Les yeux aujourd'hui morts, les yeux
Des aïeules et des aïeux
Ont regardé, maille après maille,
Se nouer son écorce et ses rudes rameaux.
Il présidait tranquille et fort à leurs travaux ;
Son pied velu leur ménageait un lit de mousse ;
Il abritait leur sieste à l'heure de midi
Et son ombre fut douce
A ceux de leurs enfants qui s'aimèrent jadis.

Dès le matin, dans les villages,
D'après qu'il chante ou pleure, on augure du temps ;
Il est dans le secret des violents nuages
Et du soleil qui boude aux horizons latents ;
Il est tout le passé debout sur les champs tristes,
Mais quels que soient les souvenirs
Qui, dans son bois, persistent,
Dès que janvier vient de finir
Et que la sève, en son vieux tronc, s'épanche,
Avec tous ses bourgeons, avec toutes ses branches,
- Lèvres folles et bras tordus -
Il jette un cri immensément tendu
Vers l'avenir.

Alors, avec des rais de pluie et de lumière,
Il frôle les bourgeons de ses feuilles premières,
Il contracte ses noeuds, il lisse ses rameaux ;
Il assaille le ciel, d'un front toujours plus haut ;
Il projette si loin ses poreuses racines
Qu'il épuise la mare et les terres voisines
Et que parfois il s'arrête, comme étonné
De son travail muet, profond et acharné.

Mais pour s'épanouir et régner dans sa force,
Ô les luttes qu'il lui fallut subir, l'hiver !
Glaives du vent à travers son écorce.
Cris d'ouragan, rages de l'air,
Givres pareils à quelque âpre limaille,
Toute la haine et toute la bataille,
Et les grêles de l'Est et les neiges du Nord,
Et le gel morne et blanc dont la dent mord,
jusqu'à l'aubier, l'ample écheveau des fibres,
Tout lui fut mal qui tord, douleur qui vibre,
Sans que jamais pourtant
Un seul instant
Se ralentît son énergie
A fermement vouloir que sa vie élargie
Fût plus belle, à chaque printemps.

En octobre, quand l'or triomphe en son feuillage,
Mes pas larges encore, quoique lourds et lassés,
Souvent ont dirigé leur long pèlerinage
Vers cet arbre d'automne et de vent traversé.
Comme un géant brasier de feuilles et de flammes,
Il se dressait, superbement, sous le ciel bleu,
Il semblait habité par un million d'âmes
Qui doucement chantaient en son branchage creux.
J'allais vers lui les yeux emplis par la lumière,
Je le touchais, avec mes doigts, avec mes mains,
Je le sentais bouger jusqu'au fond de la terre
D'après un mouvement énorme et surhumain ;
Et J'appuyais sur lui ma poitrine brutale,
Avec un tel amour, une telle ferveur,
Que son rythme profond et sa force totale
Passaient en moi et pénétraient jusqu'à mon coeur.

Alors, j'étais mêlé à sa belle vie ample ;
Je me sentais puissant comme un de ses rameaux ;
Il se plantait, dans la splendeur, comme un exemple ;
J'aimais plus ardemment le sol, les bois, les eaux,
La plaine immense et nue où les nuages passent ;
J'étais armé de fermeté contre le sort,
Mes bras auraient voulu tenir en eux l'espace ;

Mes muscles et mes nerfs rendaient léger mon corps
Et je criais : " La force est sainte.
Il faut que l'homme imprime son empreinte
Tranquillement, sur ses desseins hardis :
Elle est celle qui tient les clefs des paradis
Et dont le large poing en fait tourner les portes ".
Et je baisais le tronc noueux, éperdument,
Et quand le soir se détachait du firmament,
je me perdais, dans la campagne morte,
Marchant droit devant moi, vers n'importe où,
Avec des cris jaillis du fond de mon coeur fou.

Emile Verhaeren


























Par VERBENA - Publié dans : POESIES ET BEAUX TEXTES
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Vendredi 5 juin 2009







 

C'est justement la possibilité de réaliser un rêve
qui rend la vie intéressante 

Paulo COELHO


























Photos personnelles Christine Glassant
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Jeudi 4 juin 2009



La forêt de Brocéliande est un site magique qui entraîne le promeneur sur les traces de la plus belle des légendes médiévales : la légende arthurienne.
Quiconque s'y aventure et creuse sous la mousse, entre chênes et fougères, trouve un socle de roches où les lueurs de l'aube jettent des écus d'or.
Ne croyez pas ceux qui prétendent que c'est un reflet de fleurs jeunes de genêts.
Voyez-y la prunelle des magiciens et des fées.

Le souvenir de Merlin l'enchanteur est partout présent en Brocéliande. Sur la crête du Val sans Retour, une formation de schistes présente une curieuse anfractuosité, surnommée le siège de Merlin. On raconte que Merlin aimait à s’y reposer le soir venu.

Au nord de la forêt de Brocéliande se trouve aussi le tombeau de Merlin, un monument dont il ne reste aujourd'hui que deux dalles de schiste rouge, perpendiculaires, adossées à un vieux houx.
De nombreux visiteurs vouent un culte à ce monument en y déposant des mots adressés à Merlin, des fleurs ou des cadeaux.

Mais peut-être Merlin est-il ailleurs, prisonnier, car selon la légende Viviane l’aurait enfermé dans une prison invisible faite d’air. Et on raconte que les nuits de grands vents, la plainte de Merlin retentit au plus profond du Val sans Retour…

Les Korrigans et les elfe, déguisés en oiseaux, volent au-dessus des Miroirs aux fées, vers "l'hostié" de Viviane, dans le Val sans retour.

Le site le plus célèbre de la forêt de Brocéliande est le Val sans Retour : selon la légende, c’est dans cette succession de vallées resserrées que la fée Morgane enfermait les amants infidèles.
Sous l’effet de ses enchantements, les jeunes chevaliers perdaient le sens de la réalité et erraient en ces lieux sans espoir de retour.

Les sortilèges créés par la fée Morgane pour empêcher les amants infidèles de partir ont été déjoués par Lancelot du Lac qui resta fidèle à son amour pour la reine Guenièvre.

Ce lieu légendaire se trouve près du Miroir aux fées, un lac dans lequel les fées pouvaient lire l'avenir en y jetant un grain de blé.

LA FONTAINE DE BARENTON

Dans la croyance populaire, il fallait se garder de verser de l'eau sur le Perron de Merlin car on pouvait ainsi amorcer un orage.
L'eau de cette fontaine est sensée guérir les maladies mentales.
 

LA FONTAINE DE JOUVENCE

Autrefois, le recensement des enfants nés pendant l'année se faisait proche de la fontaines. A la date du solstice d'été (21 juin), ces enfants étaient présentés aux prêtres afin qu'ils puissent être lavé et inscrits sur le "marith" (registre). La cérémonie avait lieu la nuit et de grand feux étaient allumés. Les enfants qui n'avaient pu être présentés au recensement de l'année étaient ramenés l'année suivante, et inscrits comme nouveaux-nés de la nouvelle année, de sorte qu'il se retrouvaient rajeunis d'un an sur le marith.





 

















Par VERBENA - Publié dans : CONTES ET LEGENDES
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