Samedi 23 mai 2009 6 23 /05 /Mai /2009 10:34








 

Liberté


Sur mes cahiers d'écolier
Sur mon pupitre et les arbres
Sur le sable de neige
J'écris ton nom

Sur les pages lues
Sur toutes les pages blanches
Pierre sang papier ou cendre
J'écris ton nom

Sur les images dorées
Sur les armes des guerriers
Sur la couronne des rois
J'écris ton nom

Sur la jungle et le désert
Sur les nids sur les genêts
Sur l'écho de mon enfance
J'écris ton nom

Sur tous mes chiffons d'azur
Sur l'étang soleil moisi
Sur le lac lune vivante
J'écris ton nom

Sur les champs sur l'horizon
Sur les ailes des oiseaux
Et sur le moulin des ombres
J'écris ton nom

Sur chaque bouffées d'aurore
Sur la mer sur les bateaux
Sur la montagne démente
J'écris ton nom

Sur la mousse des nuages
Sur les sueurs de l'orages
Sur la pluie épaisse et fade
J'écris ton nom

Sur les formes scintillantes
Sur les cloches des couleurs
Sur la vérité physique
J'écris ton nom

Sur les sentiers éveillés
Sur les routes déployées
Sur les places qui débordent
J'écris ton nom

Sur la lampe qui s'allume
Sur la lampe qui s'éteint
Sur mes raisons réunies
J'écris ton nom

Sur le fruit coupé en deux
Du miroir et de ma chambre
Sur mon lit coquille vide
J'écris ton nom

Sur mon chien gourmand et tendre
Sur ses oreilles dressées
Sur sa patte maladroite
J'écris ton nom

Sur le tremplin de ma porte
Sur les objets familiers
Sur le flot du feu béni
J'écris ton nom

Sur toute chair accordée
Sur le front de mes amis
Sur chaque main qui se tend
J'écris ton nom

Sur la vitre des surprises
Sur les lèvres attendries
Bien au-dessus du silence
J'écris ton nom

Sur mes refuges détruits
Sur mes phares écroulés
Sur les murs de mon ennui
J'écris ton nom

Sur l'absence sans désir
Sur la solitude nue
Sur les marches de la mort
J'écris ton nom

Sur la santé revenue
Sur le risque disparu
Sur l'espoir sans souvenir
J'écris ton nom

Et par le pouvoir d'un mot
Je recommence ma vie
Je suis né pour te connaître
Pour te nommer


Paul Eluard










Par VERBENA - Publié dans : POESIES ET BEAUX TEXTES
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Vendredi 22 mai 2009 5 22 /05 /Mai /2009 00:18

 

Un simple regard posé sur une fleur et voilà une journée remplie de bonheur.
 
Céline Blondeau.

 

 

 

 

 

 

 

 




































Si quelqu'un aime une fleur qui n'existe qu'à un exemplaire dans les millions et les millions d'étoiles, ça suffit pour qu'il soit heureux quand il les regarde.
Il se dit: «Ma fleur est là quelque part...».
 
Antoine de Saint-Exupéry" le petit prince"







 



































Il y a des fleurs partout pour qui veut bien les voir
 
Matisse












































Photos personnelles Christine Glassant
Par VERBENA - Publié dans : FLORE ET NATURE - Communauté : La Sérénité dans la diversité
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Mercredi 20 mai 2009 3 20 /05 /Mai /2009 13:33








Django Reinhardt  - Nuages

































Je te l'ai dit pour les nuages
Je te l'ai dit pour l'arbre de la mer
Pour chaque vague pour les oiseaux dans les feuilles
Pour les cailloux du bruit
Pour les mains familières
Pour l'oeil qui devient visage ou paysage
Et le sommeil lui rend le ciel de sa couleur
Pour toute la nuit bue
Pour la grille des routes
Pour la fenêtre ouverte pour un front découvert
Je te l'ai dit pour tes pensées pour tes paroles
Toute caresse toute confiance se survivent.


Paul Éluard
 









Photos personnelles Christine Glassant
Par VERBENA - Publié dans : ESPACE PERSONNEL - Communauté : La Sérénité dans la diversité
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Mercredi 20 mai 2009 3 20 /05 /Mai /2009 11:06








Quand la Terre était jeune, aucun papillon ne volait ça et là dans les airs et n'illuminait les jours de printemps et d'été de leurs ailes portant les couleurs de l'arc-en-ciel. Il y avait des reptiles, qui furent les ancêtres des papillons, mais ils ne savaient pas voler ; ils ne savaient que ramper par terre.
 
Ces reptiles étaient magnifiques, mais le plus souvent les humains, lorsqu'ils se déplaçaient, ne baissaient pas les yeux vers la terre, aussi ne voyaient-ils pas leur beauté.

En ces temps-là, vivait une jeune femme qui s'appelait Fleur de Printemps et qui était une joie pour tous ceux qui la connaissaient. Elle avait toujours le sourire et un mot gentil à la bouche, et ses mains étaient semblables au printemps le plus frais pour ceux qui étaient atteints de fièvre ou de brûlures.
 
Elle posait ses mains sur eux et la fièvre aussitôt quittait leur corps. Quand elle atteignit l'âge adulte, son pouvoir devint encore plus fort et, grâce à la vision qu'elle avait reçue, elle devint capable de guérir les gens de la plupart des maladies qui existaient alors.

Dans sa vision, d'étranges et belles créatures volantes étaient venues à elle et lui avaient donné le pouvoir de l'arc-en-ciel qu'ils portaient avec eux. Chaque couleur de l'arc-en-ciel avait un pouvoir particulier de guérison que ces êtres volants lui révélèrent.
 
Ils lui dirent que pendant sa vie elle serait capable de guérir et qu'au moment de sa mort elle libérerait dans les airs des pouvoirs de guérison qui resteraient pour toujours avec les hommes. Dans sa vision, il lui fut donné un nom : Celle qui tisse dans l'air des arcs en ciel.

Tandis qu'elle avançait en âge, Celle qui tisse dans l'air des arcs en ciel continuait son travail de guérisseuse et dispensait sa gentillesse à tous ceux qu'elle rencontrait. Elle rencontra aussi un homme, un voyant, et elle le prit pour mari.
 
Ils eurent ensemble deux enfants et les élevèrent pour qu'ils soient forts, sains et heureux. Les deux enfants avaient aussi certains pouvoirs de leurs parents et eux-mêmes devinrent plus tard des guérisseurs et des voyants.

Tandis qu'elle vieillissait, le pouvoir de Celle qui tisse dans l'air des arcs en ciel grandit encore et tous ceux qui vivaient dans les environs de la région où elle habitait vinrent à elle avec leurs malades, lui demandant d'essayer de les guérir. Elle aidait ceux qu'elle pouvait aider.
 
Mais l'effort de laisser passer en elle tout le pouvoir finit par l'épuiser et un jour elle sut que le moment de remplir la seconde partie de sa vision approchait. Tout au long de sa vie, elle avait remarqué que des reptiles magnifiquement colorés venaient toujours près d'elle quand elle s'asseyait par terre. Ils venaient contre sa main et essayaient de se frotter contre elle. Parfois l'un deux rampait le long de son bras et se mettait près de son oreille. 

Un jour qu'elle se reposait, un de ces reptiles vint jusqu'à son oreille. Elle lui parla, lui demandant si elle pourrait faire quelque chose pour lui, car elle avait remarqué que lui et ses frères et soeurs lui avaient toujours rendu service. 
 
"Ma soeur, dit Celui qui rampait, mon peuple a toujours été là pendant que tu guérissais, t'assistant grâce aux couleurs de l'arc en ciel que nous portons sur le corps.
 
A présent que tu vas passer au monde de l'esprit, nous ne savons comment continuer à apporter aux hommes la guérison de ces couleurs.
 
Nous sommes liés à la terre et les gens regardent trop rarement par terre pour pouvoir nous voir. Il nous semble que si nous pouvions voler, les hommes nous remarqueraient et souriraient des belles couleurs qu'ils verraient.
 
Nous pourrions voler autour de ceux qui auraient besoin d'être guéris et laisserions les pouvoirs de nos couleurs leur donner la guérison qu'ils peuvent accepter. Peux-tu nous aider à voler ?"
 
Celle qui tisse dans l'air des arcs en ciel promit d'essayer. Elle parla de cette conversation à son mari et lui demanda si des messages pourraient lui venir dans ses rêves.

Le matin suivant il se réveilla, excité par le rêve qu'il avait fait. Quand il toucha doucement Celle qui tisse dans l'air des arcs en ciel pour le lui raconter, elle ne répondit pas. Il s'assit pour la regarder de plus près et il vit que sa femme était passée au monde des esprits pendant la nuit.

Pendant qu'il priait pour son âme et faisait des préparatifs pour son enterrement, le rêve qu'il avait eu lui revint en mémoire et cela le réconforta. Quand le moment fut venu de porter Celle qui tisse dans l'air des arcs en ciel à la tombe où elle serait enterrée, il regarda sur sa couche et, l'attendant, se trouvait le reptile qu'il pensait y trouver. Il le ramassa avec précaution et l'emporta.

Tandis que l'on mettait le corps de sa femme en terre et qu'on s'apprêtait à le recouvrir, il entendit le reptile qui disait :
 
"Mets-moi sur son épaule à présent. Quand la terre sera sur nous, mon corps aussi mourra, mais mon esprit se mêlera à l'esprit de celle qui fut ta femme, et ensemble nous sortirons de terre en volant. Alors nous retournerons vers ceux de mon peuple et leur apprendrons à voler de façon à ce que se poursuive le travail de ton épouse. Elle m'attend. Pose-moi à présent."

L'homme fit ce que le reptile lui avait dit et l'enterrement se poursuivit. Quand tous les autres furent partis, l'homme resta en arrière quelques instants. Il regarda la tombe, se souvenant de l'amour qu'il avait vécu. Soudain, de la tombe sortit en volant une créature qui avait sur ses ailes toutes les couleurs de l'arc-en-ciel. Elle vola vers lui et se posa sur son épaule.

"Ne sois pas triste, mon époux. A présent ma vision s'est totalement réalisée, et ceux que j'aiderai désormais à enseigner apporteront toujours aux autres la bonté de coeur, la guérison et le bonheur. Quand ton heure viendra de te transformer en esprit, je t'attendrai et te rejoindrai."

Quand l'homme changea de monde, quelques années plus tard, et fut enterré, ses enfants restèrent en arrière après que tous les autres s'en furent allés. Ils remarquèrent une de ces nouvelles créatures magnifiques qu'ils appelaient papillons, voletant près de la tombe.
 
En quelques minutes un autre papillon d'égale beauté sorti en volant de la tombe de leur père, rejoignit celui qui attendait et, ensemble, ils volèrent vers le Nord, le lieu du renouveau.

Depuis ce temps-là les papillons sont toujours avec les hommes, éclairant l'air et leur vie de leur beauté.




Légende Amériendienne




Par VERBENA - Publié dans : CONTES ET LEGENDES
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Lundi 18 mai 2009 1 18 /05 /Mai /2009 10:22





Il y a un temps pour s'acharner
et un temps pour laisser la nature faire son oeuvre.
Parfois,
Nous ne pouvons rien faire d'autre que patienter...

La patience,
n'est pas synonyme de passivité,
mais demande de lâcher prise
et d'avoir foi en nos objectifs.

Nous faisons notre possible,
et nous savons que la vie remplira sa part du contrat.

Aujourd'hui, je cesse de m'inquiéter inutilement.
Je pense et je passe à autre chose
quand je ne peux rien changer à la situation.

"Combien démunis sont ceux

qui n'ont pas de patience!

A - t - on déjà vu

des blessures guérir autrement

que lentement ? "


William Shakespeare





 


Photos personnelles Christine Glassant
Par VERBENA - Publié dans : POESIES ET BEAUX TEXTES
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Dimanche 17 mai 2009 7 17 /05 /Mai /2009 16:58












"L'essentiel, le plus souvent, n'a point de poids. 
L'essentiel ici, en apparence, n'a été qu'un sourire. 
Un sourire est souvent l'essentiel." 


(Antoine de Saint-Exupéry)





Photos personnelles Christine Glassant

Par VERBENA - Publié dans : ESPACE PERSONNEL - Communauté : La Sérénité dans la diversité
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Dimanche 17 mai 2009 7 17 /05 /Mai /2009 14:49






Quels mots faut-il dire
Pour donner de la joie ?
Quels mots faut-il dire
Pour donner du bonheur ?
Faut-il dire amitié ?
Faut-il dire entente ?
Faut-il dire liberté aussi ?
Ou faut-il te prendre la main ?
Quels mots faut-il dire
Pour donner de l'Amour ?
Quels mots faut-il dire
Pour donner de la tendresse ?
Quels mots faut-il dire ?
Quels mots ?
Et si je ne dis rien, si je me tais ?
Si je te regarde simplement
Et si je te souris
Alors ma main prendra toute seule la tienne
Et tu entendras ces mots
Dans mon silence

J. Salomé








Par VERBENA - Publié dans : POESIES ET BEAUX TEXTES
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Vendredi 15 mai 2009 5 15 /05 /Mai /2009 11:44








Lorsque tu te mettras en route pour Ithaque
Souhaite que long soit le chemin
Et riche de péripéties, riche d'enseignements.
Ne crains ni les lestrygons, ni les Cyclopes
Ni l'irascible Poséidon.
Jamais tu ne verras rien de pareil sur ta route
Si tes pensées restent hautes, si ton corps
Et ton âme sont animés de purs émois.
Tu ne rencontreras ni les lestrygons, ni les Cyclopes
Ni l'irascible Poséidon
Si tu ne les portes pas en toi-même
Si ton cœur ne les dresse pas devant toi.
Souhaite que long soit le chemin
Et que nombreux soient les matins d'été
où avec quelle délectation, avec quelle joie
Tu feras ton entrée dans des ports nouveaux à tes yeux.
Fais escale dans les comptoirs phéniciens
Pour t'y fournir de marchandises précieuses
Nacre et corail, ambre et ébène
Et mille sortes d'entêtants parfums.
Acquiers le plus possible de ces entêtants parfums
Parcours maintes cités égyptiennes
Et va t'instruire, va t'instruire chez les sages.
Garde toujours Ithaque en ta pensée
Y parvenir, voilà ta fin.
Mais surtout, ne te hâte pas dans ton voyage
Mieux vaut qu'il se prolonge des années
Et que tu rentres dans ton île en ton vieil âge
Riche de tout ce que tu as gagné en chemin
Sans attendre qu'Ithaque t'offre des richesses.
Ithaque t'a fait don du beau voyage
Sans elle, tu ne te serais pas mis en route
Ithaque n'a plus rien à te donner.
Bien que pauvre, jamais elle ne t'a déçu
Sage comme tu l'es devenu après tant d'expériences
Tu sais enfin ce qu'une Ithaque signifie.

 

Constantin CAVAFY

Par VERBENA - Publié dans : POESIES ET BEAUX TEXTES
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Vendredi 15 mai 2009 5 15 /05 /Mai /2009 11:05




Par VERBENA - Publié dans : MUSIQUE
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Mercredi 13 mai 2009 3 13 /05 /Mai /2009 12:59


Tempête sur la pointe de Bretagne -
des très belles images signées Jean René Keruzoé .




J'ai déjà assisté, c'est impressionnant et dangereux,
mais tellement grandiose je n'ai pas de mots assez forts pour décrire
l'impression ressentie à ce moment là.
Les images parleront à ma place.
Christine (Verbena)

Par VERBENA - Publié dans : BRETAGNE
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