Jesebel a aussi très bien chanté cet hommage au Québec et aux Québécois, je partage avec vous cette vidéo.
Bonne fête du Québec
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(Christian Bobin)
(Christian Bobin)
(Christian Bobin)
Photos personnelles Christine Glassant
Parc de Mariemont Belgique
Tout seul,
Que le berce l'été, que l'agite l'hiver,
Que son tronc soit givré ou son branchage vert,
Toujours, au long des jours de tendresse ou de haine,
Il impose sa vie énorme et souveraine
Aux plaines.
Il voit les mêmes champs depuis cent et cent ans
Et les mêmes labours et les mêmes semailles ;
Les yeux aujourd'hui morts, les yeux
Des aïeules et des aïeux
Ont regardé, maille après maille,
Se nouer son écorce et ses rudes rameaux.
Il présidait tranquille et fort à leurs travaux ;
Son pied velu leur ménageait un lit de mousse ;
Il abritait leur sieste à l'heure de midi
Et son ombre fut douce
A ceux de leurs enfants qui s'aimèrent jadis.
Dès le matin, dans les villages,
D'après qu'il chante ou pleure, on augure du temps ;
Il est dans le secret des violents nuages
Et du soleil qui boude aux horizons latents ;
Il est tout le passé debout sur les champs tristes,
Mais quels que soient les souvenirs
Qui, dans son bois, persistent,
Dès que janvier vient de finir
Et que la sève, en son vieux tronc, s'épanche,
Avec tous ses bourgeons, avec toutes ses branches,
- Lèvres folles et bras tordus -
Il jette un cri immensément tendu
Vers l'avenir.
Alors, avec des rais de pluie et de lumière,
Il frôle les bourgeons de ses feuilles premières,
Il contracte ses noeuds, il lisse ses rameaux ;
Il assaille le ciel, d'un front toujours plus haut ;
Il projette si loin ses poreuses racines
Qu'il épuise la mare et les terres voisines
Et que parfois il s'arrête, comme étonné
De son travail muet, profond et acharné.
Mais pour s'épanouir et régner dans sa force,
Ô les luttes qu'il lui fallut subir, l'hiver !
Glaives du vent à travers son écorce.
Cris d'ouragan, rages de l'air,
Givres pareils à quelque âpre limaille,
Toute la haine et toute la bataille,
Et les grêles de l'Est et les neiges du Nord,
Et le gel morne et blanc dont la dent mord,
jusqu'à l'aubier, l'ample écheveau des fibres,
Tout lui fut mal qui tord, douleur qui vibre,
Sans que jamais pourtant
Un seul instant
Se ralentît son énergie
A fermement vouloir que sa vie élargie
Fût plus belle, à chaque printemps.
En octobre, quand l'or triomphe en son feuillage,
Mes pas larges encore, quoique lourds et lassés,
Souvent ont dirigé leur long pèlerinage
Vers cet arbre d'automne et de vent traversé.
Comme un géant brasier de feuilles et de flammes,
Il se dressait, superbement, sous le ciel bleu,
Il semblait habité par un million d'âmes
Qui doucement chantaient en son branchage creux.
J'allais vers lui les yeux emplis par la lumière,
Je le touchais, avec mes doigts, avec mes mains,
Je le sentais bouger jusqu'au fond de la terre
D'après un mouvement énorme et surhumain ;
Et J'appuyais sur lui ma poitrine brutale,
Avec un tel amour, une telle ferveur,
Que son rythme profond et sa force totale
Passaient en moi et pénétraient jusqu'à mon coeur.
Alors, j'étais mêlé à sa belle vie ample ;
Je me sentais puissant comme un de ses rameaux ;
Il se plantait, dans la splendeur, comme un exemple ;
J'aimais plus ardemment le sol, les bois, les eaux,
La plaine immense et nue où les nuages passent ;
J'étais armé de fermeté contre le sort,
Mes bras auraient voulu tenir en eux l'espace ;
Mes muscles et mes nerfs rendaient léger mon corps
Et je criais : " La force est sainte.
Il faut que l'homme imprime son empreinte
Tranquillement, sur ses desseins hardis :
Elle est celle qui tient les clefs des paradis
Et dont le large poing en fait tourner les portes ".
Et je baisais le tronc noueux, éperdument,
Et quand le soir se détachait du firmament,
je me perdais, dans la campagne morte,
Marchant droit devant moi, vers n'importe où,
Avec des cris jaillis du fond de mon coeur fou.
Emile Verhaeren
C'est justement la possibilité de réaliser un rêve
qui rend la vie intéressante
Paulo COELHO
La forêt de Brocéliande est un site magique qui entraîne le promeneur
sur les traces de la plus belle des légendes médiévales : la légende arthurienne.
Quiconque s'y aventure et creuse sous la mousse, entre chênes et fougères, trouve un socle de roches où les lueurs de l'aube jettent des écus d'or.
Ne croyez pas ceux qui prétendent que c'est un reflet de fleurs jeunes de genêts.
Voyez-y la prunelle des magiciens et des fées.
Le souvenir de Merlin l'enchanteur est partout présent en Brocéliande.
Sur la crête du Val sans Retour, une formation de schistes présente une curieuse anfractuosité, surnommée le siège de Merlin. On raconte que Merlin aimait à s’y reposer le soir venu.
Au nord de la forêt de Brocéliande se trouve aussi le tombeau de Merlin, un monument dont il ne reste aujourd'hui que deux dalles de schiste rouge, perpendiculaires, adossées à un vieux houx.
De nombreux visiteurs vouent un culte à ce monument en y déposant des mots adressés à Merlin, des fleurs ou des cadeaux.
Mais peut-être Merlin est-il ailleurs, prisonnier, car selon la légende Viviane l’aurait enfermé dans une prison invisible faite d’air. Et on raconte que les nuits de grands vents, la plainte de
Merlin retentit au plus profond du Val sans Retour…
Le site le plus célèbre de la forêt de Brocéliande est le Val sans
Retour : selon la légende, c’est dans cette succession de vallées resserrées que la fée Morgane enfermait les amants infidèles.
Sous l’effet de ses enchantements, les jeunes chevaliers perdaient le sens de la réalité et erraient en ces lieux sans espoir de retour.
Les sortilèges créés par la fée Morgane pour empêcher les amants infidèles de partir ont été déjoués par Lancelot du Lac qui resta fidèle à son amour pour la reine Guenièvre.
Ce lieu légendaire se trouve près du Miroir aux fées, un lac dans lequel les fées pouvaient lire l'avenir en y jetant un grain de blé.
| Dans la croyance populaire, il fallait se garder de verser de l'eau sur le Perron de Merlin car on pouvait ainsi amorcer un orage. |
| L'eau de cette fontaine est sensée guérir les maladies mentales. |
Autrefois, le recensement des enfants nés pendant l'année se faisait
proche de la fontaines. A la date du solstice d'été (21 juin), ces enfants étaient présentés aux prêtres afin qu'ils puissent être lavé et inscrits sur le "marith" (registre). La cérémonie avait
lieu la nuit et de grand feux étaient allumés. Les enfants qui n'avaient pu être présentés au recensement de l'année étaient ramenés l'année suivante, et inscrits comme nouveaux-nés de la
nouvelle année, de sorte qu'il se retrouvaient rajeunis d'un an sur le marith.
"Brisez vos limites, faites sauter les barrières de vos contraintes, mobilisez votre volonté, exiger la liberté comme un droit, soyez ce que vous voulez être. Découvrez ce que vous aimeriez faire et faites tout votre possible pour y parvenir"
Richard Bach
Photos personnelles Christine Glassant
"En quelque circonstance que tu te retrouves,
demeure comme une ile au milieu des vagues,
comme une montagne au milieu des nuages."
Sagesse druidique
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