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16 janvier 2008 3 16 /01 /janvier /2008 11:30



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Dès leur découverte, les manchots ont toujours intrigué les hommes: c'est un drôle d'oiseau qui se prend pour un poisson dans l'eau et pour un humain sur terre.

Facile de retrouver son compagnon ou son petit dans la foule ! Il suffit d’écouter attentivement. Chaque manchot possède un chant unique qui lui est propre et invariable, qui constitue pour les autres une véritable "carte d’identité".
Pour nous, le cri des manchots adultes ressemble surtout…au klaxon d’une voiture et celui des petits à un sifflement saccadé !

En avril, chacun trouve sa chacune… Un mois plus tard, la femelle pond son oeuf unique. Mais impossible de creuser un nid sur la banquise, où il gèlerait en 2 minutes !
Les manchots empereurs sont obèses : ils pèsent 30 à 40 Kilos. Alors, la femelle le fait rouler avec précaution jusqu’aux pieds du mâle, qui installe l’œuf en équilibre sur ses pattes. C’est lui qui le couvera, pendant 2 mois, immobile et sans rien manger sauf de la glace, il vit sur ses réserves et perd la moitié de son poids à l’endroit le plus froid du globe. La femelle, elle repart aussi tôt vers l’océan, à environ 100 kilomètres de là. Il lui faut aller pêcher, engraisser, et faire des provisions pour nourrir le petit qui va naître. Tant qu’il le peut le poussin s’abrite du froid sous le ventre de son père ou de sa mère, dans les replis de la peau. Là, il peut faire 60°C de plus qu’à l’extérieur ! Sans cesse, les parents vont se relayer ainsi, rapportant à chaque voyage 3 kg de poisson dans leur gosier pour nourrir le bébé. A un moment donné, le père est tellement affamé que même si la mère n’est pas revenue, il abandonne son petit pour aller se nourrir.

 

Dès que les petits manchots ont cinq mois ils partent à leur tour vers la côte, où déjà la banquise fond annonçant le début de l’été. A eux l’ivresse de la nage et les bancs de crevettes.
Le manchot a un bec de petite taille. Dans les cavités nasales, la plus grande partie de l’air chaud, normalement perdue dans la respiration, est recyclé. Pour se réchauffer le manchot expose son dos noir au faible rayon du soleil. La couleur noire attire la chaleur. Quand il a trop chaud, il expose plutôt son ventre blanc. Le sang qui circule dans les différentes parties du corps du manchot le réchauffe.

Peu de temps après leur naissance, quand le poussin devient trop gros, les petits se réunissent en crèche. Ils apprennent vite à se tenir chaud entre eux. Leurs parents partent tous les deux à la recherche de nourriture.

Les manchots plongent dans la mer les uns après les autres. Le manchot serre fort toutes ses plumes contre son corps pour mieux glisser dans l’air et dans l’eau. En entrant dans l’eau, il ferme bien son bec et les narines, mais il garde les yeux ouverts. Sous l’eau, le manchot se dirige en orientant sa queue triangulaire vers le bas et vers le haut. Quand le manchot revient en surface pour respirer. Le manchot avance en pagayant avec ses ailerons.

Le manchot bondit hors de l’eau pour prendre sa respiration. Il attrape des poissons et du krill dans son bec. En plongée l’oiseau se dirige à l’aide de ses pattes et de sa queue. Pour sortir de l’eau, il effectue un bond puissant pouvant atteindre 2 m de haut. Tout comme le pingouin, le manchot est piscivore : il se nourrit de poissons, de krills, de crevettes et principalement de crustacés.

Pour garder son corps à 38°C par une température extérieure de –50°C, le manchot possède un plumage rigide, serré et imperméable, un duvet laineux, puis une épaisse couche de graisse entre la peau et les muscles, elle est couverte de quatre couches de plumes imperméables.
En été, quand la température s’élève, les vaisseaux sanguins se dilatent. Les plumes se redressent : l’air circule mieux entre elles et rafraîchit le corps du manchot.
Même un vent soufflant à du 200 km/heure n’arrive pas à pénétrer dans ce super manteau.
Ses pattes sont érigées pour ne pas geler l’hiver. Ce sont de véritables radiateurs. Réduisant la surface d’échange avec l’air froid et la glace, les pieds de petite taille diminuent également les pertes de chaleur.

Pour résister aux vents glacés, les mâles se serrent bien fort les uns contres les autres.
Le groupe ainsi uni s’appelle une "tortue" comme les formations d’attaque des soldats romains. Les mâles regroupés en tortue ne restent pas immobiles. Ceux qui sont au bord pénètrent lentement vers le centre bien chaud et ceux qui sont au centre vont vers le bord pour faire un rempart avec leur corps. Ces manchots affrontent le blizzard et protègent leurs voisins avec leur corps.

Au début du mois d’avril, alors que la plupart des animaux de l’Antarctique partent vers le Nord, le manchot entreprend un voyage de 100 Km vers le sud pour rejoindre ses sites de nidification sur les glaces. Le manchot est fidèle à son nid, qu’il construit en cercle à l’aide de galets et de cailloux. La femelle pond des oeufs au début du mois de mai et retourne en pleine mer. Le mâle s’apprête alors à une véritable performance ; seul au coeur de l’hiver, il va couver l’œuf posé sur ses pattes sans jamais quitter les lieux pour s’alimenter.
Pour atteindre leurs colonies de reproduction, les manchots doivent parcourir d’immenses étendues de glace dans la nuit polaire.



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Selon une récente étude du WWF, la population de manchots d’Antarctique est menacée par le réchauffement climatique.


Le rapport, Antarctic Penguins and Climate Change, démontre que les quatre populations de manchots qui vivent sur le continent antarctique subissent de plus en plus de pressions. Pour certains, le réchauffement de la planète leur enlève le précieux sol sur lequel ils élèvent leurs petits. Pour d’autres, la nourriture se raréfie suite à la combinaison de l’augmentation des températures et de la surpêche.

Le rapport, Antarctic Penguins and Climate Change, démontre que les quatre populations de manchots qui vivent sur le continent antarctique subissent de plus en plus de pressions. Pour certains, le réchauffement de la planète leur enlève le précieux sol sur lequel ils élèvent leurs petits. Pour d’autres, la nourriture se raréfie suite à la combinaison de l’augmentation des températures et de la surpêche.
 
« Les manchots d’Antarctique ont déjà traversé beaucoup d’épreuves », explique Anna Reynolds, Directrice députée du programme Changement Climatique du WWF. « Aujourd’hui, ces animaux symboles de l’Antarctique devront mener une bataille sans pitié pour s’adapter à ce changement de climat sans précédent. »

La péninsule antarctique se réchauffe cinq fois plus vite que le reste du monde. Les eaux du vaste océan sont déjà plus chaudes sur une profondeur de 3000 mètres.

Dans l’ouest de la péninsule antarctique, la banquise, qui se forme à partir de l’eau de mer, a vu sa surface réduite de 40% par rapport à 1981. Ce recul à entraîné une diminution du krill, principale source de nourriture pour les manchots à jugulaire. Le nombre de jugulaires a diminué de 30 à 66% dans certaines colonies, et le manque de nourriture rend la survie difficile pour les petits. Les manchots papous sont dans la même situation, ils dépendent en effet de plus en plus du krill car leurs sources habituelles de nourriture sont victimes de la surpêche.   

Le Manchot empereur, le plus grand et le plus majestueux des manchots au monde, a vu quelques unes de ses colonies diminué de moitié durant ces 50 dernières années. Les températures plus élevées en hiver et les vents plus violents rendent la banquise sur laquelle les manchots élèvent leurs petits de plus en plus fragile. Depuis plusieurs années, la glace commence à se briser trop tôt et beaucoup d’œufs et de petits sont emportés avant d’être capables de survivre seuls. 

Sur la côte, au nord-ouest de la péninsule antarctique, où les conséquences du  réchauffement font les plus gros dégâts, les populations de manchots Adélie a diminué de 65% ces 25 dernières années. Non seulement, la nourriture se fait plus rare suite à la disparition de la banquise, mais en plus, les papous, cousins des Adélies et mieux adaptés à la chaleur, ont envahi la région.

Les températures plus élevées permettent à l’atmosphère de mieux garder l’humidité, ce qui entraîne des chutes de neige plus importantes. Les scientifiques sont inquiets pour la survie des manchots Adélies qui ont besoin d’une terre dénuée de neige et de glace pour élever leurs petits. Cette espèce risque tout simplement de disparaître au profit de son cousin, le manchot papou.


« En Antarctique, la chaîne alimentaire et donc la survie des manchots et de beaucoup d’autres espèces, est étroitement liée à l’avenir de la banquise, » explique James P.Leape, Directeur général du WWF International. « Les représentants des gouvernements présents à Bali doivent maintenant s’engager à réduire les émissions de CO2 des pays industrialisés d’au moins 30% d’ici 2020, afin de protéger l’Antarctique et préserver la santé de la planète. Des décisions doivent absolument être prises aujourd’hui pour pouvoir empêcher les conséquences dangereuses du changement climatique et parvenir à réduire les émissions mondiales de gaz à effet de serre  de 80% d’ici 2050.»

Sources : http://www.wwf.be/fr/

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commentaires

Pascalou 16/01/2008

des amours ... j'aime les regarder .. ils sont trop drôles .. bizz

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