PORTRAITS

Dimanche 11 octobre 2009 7 11 /10 /2009 15:13






 

 

 

 








La popularité du plus lu des écrivains belges reste immense dans le monde.
Bien plus que le seul «père de Maigret», Simenon fut un médium du roman capable d’endosser toutes les destinées. Et il reste l'écrivain contemporain le plus lu au monde au vu du nombre de ses traductions. A l’aube du 4 septembre 1989, dans sa petite maison rose de l’avenue des Figuiers, à Lausanne, Georges Simenon s’éteint.

 

Issu d’un milieu modeste, Georges perdit son père en 1921. Il fera dès lors une croix sur ses études afin d’assurer la matérielle. Autodidacte, il restera dépourvu du moindre diplôme, à l’exception de celui de docteur honoris causa de l’Université de Liège, reçu en 1973. Et s’il fut élu à l’Académie royale de langue et de littérature françaises, à Bruxelles en 1952 et où il ne siégera jamais, il n’obtiendra jamais non plus de prix littéraire : ni Goncourt, ni Rossel, pour ce géant du roman. Ni le Nobel dont il rêva. Il entre à 16 ans à "La Gazette de Liège" où cet instinctif-né fait ses premières armes de journaliste; à 17, avec "Au Pont des Arches", il rédige son premier roman et, à 20, épouse une jeune artiste peintre liégeoise, Régine Renchon. Le couple, alors sans le sou, part se fixer à Paris, début 23. Après un emploi de secrétaire chez un marquis, Georges se lance dans la littérature alimentaire avec une énergie époustouflante. Ses journées seront celles d’un bourreau de travail, le voyant pondre à un rythme d’enfer. Très vite, ce "phénomène" (terme qu’il détestait quand on l’utilisait à son sujet) attire l’attention : un premier article le salue dans "Paris-Soir" le 5 juin 1925 (il n’a que 22 ans) où Paul Reboux dit de Georges Sim (l’un de sa bonne quinzaine de pseudonymes)

En 1929, ayant jeté l’ancre de son cotre "L’Ostrogoth" à Delfzijl, aux-Pays-Bas, il rédige "Pietr-le-Letton", première des enquêtes du commissaire Maigret dont Pierre Assouline dit qu’il deviendra "le personnage le plus populaire" du XX e siècle littéraire. La suite est légendaire.

Dès le début des années 30, ses Maigret valent un succès inouï, qui ne se démentira plus, à un Simenon qui ne cesse d’alors voyager, de l’Afrique à Tahiti, de la Colombie à la Turquie, de New York à la Laponie. Edité chez Gallimard à 31 ans, il produit avec une fécondité stupéfiante : rien qu’en 1938, il y publie douze romans et un recueil de nouvelles.  Il laisse derrière lui près de deux cents romans, des mémoires et des "dictées"; une œuvre traduite dans des dizaines de langues, dévorée avec délice par des centaines de millions de lecteurs.

 

 

Par VERBENA - Publié dans : PORTRAITS
Ecrire un commentaire - Voir les 4 commentaires - Recommander
Lundi 7 janvier 2008 1 07 /01 /2008 17:28


jean-louis-Etienne.0.jpg

 

 

Jean-Louis Étienne, né le 9 décembre 1946 à Vielmur-sur-Agout dans le Tarn, est un médecin et explorateur français, connu pour ses expéditions arctiques et antarctiques, dont la fameuse Transantarctica réalisée en 1989-90.
Pour ses recherches, il va participé à de nombreuses expéditions dans l'Himalaya, au Groenland, en Patagonie. Il sera coéquipier à bord de Pen Duick VI d'Éric Tabarly lors de sa course autour du monde dans les années 1970.Il sera ensuite connu pour ses expéditions à but scientifique, dont la médiatisation permet de sensibiliser aux thèmes de la connaissance, de la recherche et de la défense de l'environnement. Il a ainsi voyagé en Arctique et en Antarctique où il s'est rendu célèbre avec l'exploit unique à ce jour de la Transantarctica, une traversée, à pieds avec des chiens, du continent austral sur 6300 km. Le 17 octobre 2007, il est nommé directeur du Musée océanographique de Monaco.




jean-louis-Etienne.2.jpg




La menace climatique ne laisse pas indifférent , Jean-Louis Etienne. Sa prochaine expédition, actuellement en préparation et qui verra le départ en 2008, consistera à survoler l'Océan Glacial Arctique en dirigeable afin de mesurer l'épaisseur des glaces et l'impact des actions des hommes sur le climat.
Le Pôle Nord n'est situé au niveau d'aucun continent, mais au milieu de l'océan arctique, une mer partiellement fermée et en permanence recouverte d'une croûte de glace. Celle-ci, d'une épaisseur moyenne de 2 à 3 mètres, se déplace continuellement de 4 à 5 kilomètres par jour selon deux directions principales, le courant de Dérive Transpolaire et le Giratoire de Beaufort.
Ces mouvements provoquent un effet de cisaillement et des tensions d'une puissance titanesque qui fracturent la banquise, ouvrant des chenaux pouvant atteindre plusieurs centaines de mètres de largeur qui regèlent immédiatement, formant de la jeune glace.
En d'autres endroits, les plaques entrent en collision, créant des amoncellements de glace de plusieurs kilomètres en surface, et des lames immergées qui peuvent atteindre 30 mètres de profondeur.
 


jean-louis-Etienne.3.jpg





Cette "vie" de la banquise se traduit par un renouvellement constant des étendues gelées, qui se régénèrent et s'épaississent en hiver, pendant qu'une partie est emportée par les courants en direction du Groenland et de l'Atlantique Nord.

Mais alors que le bilan était en parfait équilibre depuis des temps immémoriaux, les satellites montrent que la superficie de la banquise s'est réduite de 6,5 % par décennie entre 1980 et 2000. Pire, si l'on prend en compte les données jusqu'en 2005, on s'aperçoit que la perte s'accélère considérablement et porte cette moyenne à 8 % par décennie au cours des trente dernières années.

L'épaisseur de la glace subit les mêmes pertes. Au centre de l'Océan Arctique, des relevés effectués entre 1993 et 1997 montrent une réduction de 1,5 mètre, soit 40 % de moins que durant la période 1958 à 1976, où cette valeur était encore stable.

La banquise subit plus que toute autre région du monde les conséquences du réchauffement climatique, essentiellement à cause de la diminution de son albédo, c'est-à-dire de la disparition progressive du pouvoir réfléchissant de la glace sur l'océan. Depuis plusieurs décennies apparaissent de plus en plus de zones d'eau libre qui captent le rayonnement solaire, le libérant sous forme de chaleur et accélérant encore le processus. Selon les experts, si aucune mesure n'est prise, la banquise disparaîtra complètement en été d'ici 2060, ce qui entraînera des changements climatiques considérables dans l'hémisphère nord.

L'expédition

L'expédition de Jean-Louis Etienne, baptisée "Total Pole Airship", aura pour but de mesurer l'épaisseur de la glace avec bien plus de précision que les résultats actuellement obtenus depuis l'orbite, notamment par Envisat et ERS, en raison de sa nature chaotique et de la difficulté de différencier jeune glace et glace pluriannuelle. Cette étude sera aussi nécessaire pour valider les observations futures de Cryosat 2, le satellite de l'ESA consacré à l'étude de la cryosphère qui sera lancé en 2009.

 

Site:  http://www.jeanlouisetienne.fr/





jean-louis-Etienne.5.jpg






jean-louis-Etienne.jpg

Par VERBENA - Publié dans : PORTRAITS
Ecrire un commentaire - Voir les 4 commentaires - Recommander
Lundi 7 janvier 2008 1 07 /01 /2008 14:58



paul-emile-victor-0.jpg

 

 

Paul-Emile Victor
Ethnologue, explorateur, logisticien, est à l'origine des Expéditions Polaires Françaises.


Site 

http://www.paulemilevictor.fr/




paul-emile-victor-1.jpg




Il naît à Genève, en Suisse le 28 JUIN 1907
 
En 1934 suite à une rencontre décisive avec le célèbre et très médiatique commandant et explorateur polaire Français Jean-Baptiste Charcot, il organise sa première expédition polaire avec le Musée de l'Homme et d'Ethnographie du Trocadéro de Paris et le directeur de ce musée, Paul Rivet avec qui il s'embarque sur le Pourquoi pas  du célèbre commandant. Il se fait débarquer avec trois compagnons, l'anthropologue Robert Gessain, le géologue Michel Perez et le cinéaste Fred Matter sur la côte est du Groenland pour sa première expédition polaire chez les Eskimos Inuit de la ville d'Ammassalik durant un an.
 
1936 il repart au Groenland où il réalise l'exploit de le traverser en traîneaux à chiens, d'ouest en est, avec ses compagnons Robert Gessain, Michel Perez et le Danois Eigil Knuth. Arrivé à l'ouest, il reste quatorze mois seul à Kangerlussuatsiaq au sein d'une famille Inuit "comme un eskimo parmi les eskimo".
1938 avec Michel Perez et le commandant Flotard, il effectue un raid transalpin Nice / Chamonix en traîneaux à chiens pour démontrer, avec succès, que les techniques polaires peuvent avantageusement pallier les problèmes de transport d'hommes et de matériel en cas d'hiver rigoureux.

En 1939, il fait un séjour d'études ethnographiques en Laponie, avec les docteurs Michel et Raymond Latarjet.

Il quitte la France après l'armistice de 1940, s'installe en 1941 aux Etats-Unis où il s'engage dans l'US Air Force. Pilote et parachutiste, il devient instructeur à l'Ecole d'Entraînement Polaire, où il crée les escadrilles de "Search and Rescue" pour l'Alaska, le Canada et le Groenland, chargées de la recherche et du sauvetage des équipages aériens.

 
 
De 1947 à 1976, Paul-Émile Victor dirige les Expéditions Polaires Françaises.
Au cours de ces 29 ans, 150 expéditions sont menées, dix-sept d'entre elles qu'il vit et dirige personnellement en Terre Adélie en Antarctique et quatorze au Groenland en Arctique .En 1987 pour fêter ses 80 ans, il retourne en février en Terre Adélie puis en avril-mai au Pôle Nord avec l'expédition polaire en ULM de Hubert de Chevigny et Nicolas Hulot
En 1988 il est frappé par un accident vasculaire cérébral sur son île qui le paralyse à moitié, mais il récupèrera en grande partie.
1989 création et inauguration du Musée polaire Paul Emile Victor à Prémanon, près des Rousses à 30 km de Saint Claude dans le haut Jura. Ce musée devient en 1998 le Centre polaire Paul-Emile Victor.
1995 le 7 mars, il décède sur son île de Bora-Bora à l'âge de 88 ans et est immergé en mer selon ses dernières volontés.





paul-emile-victor-3.jpg
 




paul-emile-victor.jpg
 
 
 

 
Par VERBENA - Publié dans : PORTRAITS
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires - Recommander
Lundi 7 janvier 2008 1 07 /01 /2008 14:45

nicolas-vanier-0.jpg

 

 

Nicolas Vanier aventurier, écrivain et réalisateur français.
 
 
 
 
site:

http://www.nicolasvanier.com/








nicolas-vanier-2.jpg






Passionné, Nicolas Vanier commence ses expéditions en traversant à pied la Laponie en 1982.

En 1983, il s'attaque au grand nord québécois sur les traces des indiens Montagnais. Il explore plus avant le nord canadien en traversant la péninsule du Nouveau-Québec-Labrador avec des traîneaux à chiens. Cette exploration fera l'objet d'un premier ouvrage, Grand Nord et d'un documentaire télévisé.

Il parcourt en 1986 et 1987 les montagnes Rocheuses et l'Alaska, en trois étapes, avec les moyens de locomotion traditionnels de ces régions. Une partie est effectuée à cheval, partant du Wyoming jusqu'à la Colombie-Britannique. Douze chevaux suivent l'expédition, cinq servent de monture à l'équipe, composée de quatre hommes et une femme, les sept autres portent l'équipement. Cette première partie du voyage, faute d'expérience en matière de bât, fut pour grande partie effectuée à pied. La deuxième étape s'effectue sur l'eau, avec la descente du Yukon en radeau de sapin et le passage des lacs et rivières en canoë. La troisième étape jusqu'au détroit de Béring s'effectue avec des attelages de chiens de traîneau.

En 1990 et 1991, il entreprend la traversée de la Sibérie, partant de Mongolie pour rejoindre l'océan Arctique, pour une expédition de 7 000 kilomètres. Soucieuse d'adopter les moyens de déplacement locaux, plus adaptés à ces voyages de l'extrême, son équipe utilise le cheval, le poney, le traîneau à chiens, les rennes et les canoës pour se déplacer.

En 1993, il retourne en Sibérie, où il partage le quotidien d'une famille d'éleveurs nomades évènes.

De 1994 à 1995, il entreprend avec sa femme et sa fille alors âgée d'un an et demi, un voyage d'un an à travers les Rocheuses et le Yukon jusqu'en Alaska. Ils commencent leur périple à cheval, passent l'hiver dans une cabane de bois qu'ils construisent eux-mêmes et finissent leur périple en traîneaux à chiens.

Tout au long de ses périples, Nicolas Vanier a développé pour les chiens de traîneau une passion et une expérience qu'il met à l'épreuve en 1996 en participant à la Yukon Quest, course de 1 600 kilomètres à travers le grand nord canadien et l'Alaska, réputée pour être la plus difficile au monde.

1999 : L’Odyssée blanche, la traversée de tout le Grand Nord Canadien depuis Skagway en Alaska jusqu’à Québec, soit 8600 kilomètres en moins de cent jours avec son équipage de chiens de traîneaux.

2000 : Écriture d’un grand roman en deux volumes pour XO Éditions. Mise en place d’une association qui a pour but de rendre possible aux handicapés moteur la pratique du traîneau à chiens.

2002 : Parution chez XO des deux volumes du Chant du Grand Nord. Un hiver dans le Yukon avec participation à plusieurs courses de chiens de traîneau longue distance, dont la " Quest 250" où il est arrivé 4e.

2003 : Participation de Nicolas à la Yukon Quest et tournage de son premier film long métrage de fiction : 
Le Dernier Trappeur .






L-Odyss--e-Blanche-4.jpg





 
Par VERBENA - Publié dans : PORTRAITS
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander

Profil

Présentation

Recherche

Calendrier

Mars 2010
L M M J V S D
1 2 3 4 5 6 7
8 9 10 11 12 13 14
15 16 17 18 19 20 21
22 23 24 25 26 27 28
29 30 31        
<< < > >>

Liens

Recommander

Syndication

  • Flux RSS des articles

Créer un Blog

Créer un blog gratuit sur OverBlog - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés