CONTES ET LEGENDES

Jeudi 4 juin 2009 4 04 /06 /2009 21:49



La forêt de Brocéliande est un site magique qui entraîne le promeneur sur les traces de la plus belle des légendes médiévales : la légende arthurienne.
Quiconque s'y aventure et creuse sous la mousse, entre chênes et fougères, trouve un socle de roches où les lueurs de l'aube jettent des écus d'or.
Ne croyez pas ceux qui prétendent que c'est un reflet de fleurs jeunes de genêts.
Voyez-y la prunelle des magiciens et des fées.

Le souvenir de Merlin l'enchanteur est partout présent en Brocéliande. Sur la crête du Val sans Retour, une formation de schistes présente une curieuse anfractuosité, surnommée le siège de Merlin. On raconte que Merlin aimait à s’y reposer le soir venu.

Au nord de la forêt de Brocéliande se trouve aussi le tombeau de Merlin, un monument dont il ne reste aujourd'hui que deux dalles de schiste rouge, perpendiculaires, adossées à un vieux houx.
De nombreux visiteurs vouent un culte à ce monument en y déposant des mots adressés à Merlin, des fleurs ou des cadeaux.

Mais peut-être Merlin est-il ailleurs, prisonnier, car selon la légende Viviane l’aurait enfermé dans une prison invisible faite d’air. Et on raconte que les nuits de grands vents, la plainte de Merlin retentit au plus profond du Val sans Retour…

Les Korrigans et les elfe, déguisés en oiseaux, volent au-dessus des Miroirs aux fées, vers "l'hostié" de Viviane, dans le Val sans retour.

Le site le plus célèbre de la forêt de Brocéliande est le Val sans Retour : selon la légende, c’est dans cette succession de vallées resserrées que la fée Morgane enfermait les amants infidèles.
Sous l’effet de ses enchantements, les jeunes chevaliers perdaient le sens de la réalité et erraient en ces lieux sans espoir de retour.

Les sortilèges créés par la fée Morgane pour empêcher les amants infidèles de partir ont été déjoués par Lancelot du Lac qui resta fidèle à son amour pour la reine Guenièvre.

Ce lieu légendaire se trouve près du Miroir aux fées, un lac dans lequel les fées pouvaient lire l'avenir en y jetant un grain de blé.

LA FONTAINE DE BARENTON

Dans la croyance populaire, il fallait se garder de verser de l'eau sur le Perron de Merlin car on pouvait ainsi amorcer un orage.
L'eau de cette fontaine est sensée guérir les maladies mentales.
 

LA FONTAINE DE JOUVENCE

Autrefois, le recensement des enfants nés pendant l'année se faisait proche de la fontaines. A la date du solstice d'été (21 juin), ces enfants étaient présentés aux prêtres afin qu'ils puissent être lavé et inscrits sur le "marith" (registre). La cérémonie avait lieu la nuit et de grand feux étaient allumés. Les enfants qui n'avaient pu être présentés au recensement de l'année étaient ramenés l'année suivante, et inscrits comme nouveaux-nés de la nouvelle année, de sorte qu'il se retrouvaient rajeunis d'un an sur le marith.





 

















Par VERBENA - Publié dans : CONTES ET LEGENDES
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Jeudi 21 mai 2009 4 21 /05 /2009 09:23








 

Il était une fois une enfant . Un jour qu'elle jouait dans le jardin, un oiseau lui rendit visite.

"Aimerais-tu voler?" lui demanda-t-il.

"Oh oui!" répondit l'enfant "Mais je n'ai pas d'ailes comme toi..."

"Aimerais-tu voler?" demanda l'oiseau à nouveau.

"Oh oui!" répondit l'enfant "Mais je te dis que je n'ai pas d'ailes comme toi alors je ne peux pas voler."

"Aimerais-tu voler?" demanda l'oiseau pour la troisième fois.

"Oh oui! Mais je viens de te dire..." Elle n'acheva pas sa phrase. Elle se demandait si l'oiseau l'entendait. Elle regarda la tête de l'oiseau et vit qu'il n'avait pas d'oreilles. "C'est cela, il est sourd. Comment lui faire comprendre s'il ne m'entend pas ..." se dit-elle en elle-même. "Mais il a des yeux. Il peut donc me voir." Elle se mit à gesticuler pour lui faire comprendre qu'elle n'avait pas d'ailes donc qu'elle ne pouvait pas voler. Elle courait dans le jardin et battait des bras tant et si bien qu'elle s'éleva du sol. Elle fut si étonnée, qu'elle retomba brutalement.

L'oiseau éclata de rire, puis demanda doucement encore une fois "Aimerais-tu voler?"

L'enfant garda le silence. Soudain un éclair de joie brilla dans ses yeux. "Je peux voler?" demanda-t-elle à l'oiseau.

"Mais bien sûr. Tous les enfants peuvent voler! Mais, parce qu'ils ne voient pas leurs ailes, ils pensent qu'ils ne peuvent pas voler" dit l'oiseau. Il rigola et reprit "Et bien que tu ne voies pas mes oreilles, je peux entendre..." L'oiseau poursuivit "Viens, touche une de mes ailes et allons faire un tour toi et moi, juste pour le plaisir".

L'enfant hésita le temps d'un battement de cils. Elle déposa sa main droite sur l'aile gauche de l'oiseau tout en demandant au fond de son coeur que son voeu de voler se réalise. Puis l'oiseau, totalement confiant dans sa nature, d'un simple coup d'ailes s'envola, entraînant facilement l'enfant avec lui. "Tu peux ouvrir ton autre bras et le laisser suivre en harmonie ma cadence. Tu verras, le souvenir de tes ailes te reviendra..." dit l'oiseau à l'enfant. Déjà, l'enfant manifestait beaucoup de confiance et tout son visage rayonnait la joie d'une telle aventure. Elle souriait à l'oiseau et à elle-même. Quel plaisir de voir défiler les arbres et les ruisseaux! L'oiseau et l'enfant croisaient d'autres oiseaux. Un cri de salutation accompagnait ces rencontres. Puis, des oiseaux accompagnés chacun d'un enfant commencèrent à voler auprès d'eux. L'enfant ne voyait plus la terre sous elle. Tout était bleu et blanc. Son ami et elle étaient maintenant dans une volée d'oiseaux et d'enfants. Tous allaient dans la même direction. Puis, tout devint bleu nuit, les étoiles s'allumèrent, et le cri des oiseaux et le rire des enfants éclataient comme des clochettes dans la pureté de la nuit.

Les oiseaux convergeaient vers une immense colonne de lumière noire où planaient à sa périphérie des milliers d'oiseaux accompagnés chacun d'un enfant. La position des oiseaux formaient des rayons qui s'étendaient à l'infini. L'enfant n'avait jamais vu une telle chose mais bizarrement, elle n'était nullement étonnée de cette organisation. Comme si elle reconnaissait cela sans savoir ni comprendre. L'oiseau s'installa à une position précise dans un des rayons et se laissa simplement planer. Les rayons formés d'oiseaux tournaient doucement autour de la colonne de lumière. Tout était suspendu et en mouvement dans un silence profond. L'oiseau dit à l'enfant "La lumière noire nous permet d'accéder à des espaces dans l'Univers. Nous pouvons tous les visiter. Mais pour notre première sortie, nous en visiterons un seul. Nous tournons doucement autour de la lumière et quand, de ton coeur, jaillira une note cristalline, je saurai t'amener à l'endroit que ton coeur aura choisi."

L'enfant sourit. Ils tournèrent ainsi en s'élevant quelques instants puis, comme un bolide, ils partirent tout deux au centre de la lumière noire. En une fraction de seconde s'imposèrent à eux les anneaux de la planète Saturne. Quelle beauté! L'enfant avait un sourire béat. Tant d'immensité, tant de lumière. Elle n'eut pas le temps d'en penser davantage car déjà l'oiseau l'entraînait au coeur de la planète. Blanc, jaune, vert, orange, doré, doré, doré. Soudain elle retrouva le sol sous ses pieds. Elle était debout, l'oiseau tout près d'elle, et des êtres étaient occupés à ramasser des pierres près d'un cours d'eau d'un bleu profond. Un des personnages la vit et vint vers elle. Il était bien plus petit qu'elle et un grand ballon diaphane rempli d'une lumière brillante émergeait de sa nuque. Mise à part ceci, l'enfant trouvait qu'il ressemblait aux hommes sur Terre.

"Tu as fait bon voyage?" demanda le petit homme.

"Oui. C'est loin de chez-moi ici?" questionna l'enfant.

"Oui et non. C'est loin dans l'espace mais accessible en une fraction de seconde." répondit-il.

"Pourquoi êtes-vous si petit?" s'étonnait l'enfant.

"Notre corps est petit car notre âme est grandement à l'oeuvre sur ce plan. Le Divin a beaucoup de place sur notre planète, alors la matière dense a moins d'importance." Puis, le petit être ouvrit sa main. L'enfant y vit briller un cristal aux milles rayons de lumière bleue. "C'est pour toi. Je savais que tu venais me rencontrer. Alors je suis venu cueillir ce cristal de pluie. Prends, ce cristal est à toi." et l'homme de Saturne déposa le cristal dans les mains de l'enfant. "Place ce cristal sur ton coeur." L'enfant plaça le cristal sur son coeur et il se transformera instantanément en un étrange papillon.

"Tu vois, ce papillon a des bosses. Ce sont des pochettes d'Amour. Si une personne loin de toi a besoin d'amour, tu contactes ton coeur et cela permet à l'amour de ton coeur de remplir les pochettes du papillon que tu portes en toi. Ensuite, tu demandes à ton papillon d'aller porter tout cet amour à la personne choisie. Une fois sur place le papillon ouvrira et fermera ces ailes. Ce mouvement fera jaillir de ses pochettes une pluie d'amour qui pénétrera la personne qui avait tant besoin de réconfort. Sans savoir pourquoi ni comment, une douce légèreté fera sa place dans son coeur et un sourire naîtra sur ses lèvres. Elle se sentira mieux et retrouvera la confiance en l'amour, en la Vie. Tu sais, les papillons sont un mot d'amour plié en deux... Voici ce que tu es venue chercher ici. Un papillon qui aidera ton coeur à répandre son océan d'amour. Dis-toi bien que lorsqu'un papillon vient te visiter, il est le messager d'une personne qui t'envoie un message d'amour. Prends le temps de le regarder, de recevoir cet amour et de dire merci."

L'homme sourit et l'enfant ouvrit les yeux. Les feuilles de l'arbre sous lequel elle s'était endormie frissonnèrent. L'enfant mis ses deux mains sur son coeur. Une douce chaleur en émanait et elle sentit une vibration lui chatouiller les doigts. Elle se souvint du cadeau reçut et remercia le personnage de son rêve et l'oiseau qui l'accompagnait.

La matière prend le sens que je lui donne. Je peux choisir de croire ce que la majorité des personnes croient ou, croire en ce que mon coeur me révèle aussi fou cela semble-t-il. La magie de le Vie c'est cela : chanter une chanson dans la forêt en l'offrant à la nature et soudain prendre conscience que les arbres oscillent au rythme de ma chanson, écouter le docteur me dire combien ça va mal et faire le pari de croire mon coeur qui me dit que tout va au contraire très bien, croire que j'ai ce papillon d'amour qui habite mon coeur et qu'il peut répandre une pluie de tendresse à une personne qui en a besoin. La magie de la Vie est de croire que je suis une magicienne: je peux modifier la matière et voler dans l'Univers. Croire au plus profond de mon coeur que ceci est bien réel, véridique. La Vérité n'est pas ce que je vois ou ce que j'entends, mais bien ce que je désire au plus profond de mon coeur. La tête parle fort, le coeur murmure. C'est dans le silence intérieur que je peux entendre mon coeur me révéler ma Vérité. Comment distinguer ma Vérité de l'illusion? Ma Vérité me rend heureuse...

"France Nicole"












Par VERBENA - Publié dans : CONTES ET LEGENDES
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Mercredi 20 mai 2009 3 20 /05 /2009 11:06








Quand la Terre était jeune, aucun papillon ne volait ça et là dans les airs et n'illuminait les jours de printemps et d'été de leurs ailes portant les couleurs de l'arc-en-ciel. Il y avait des reptiles, qui furent les ancêtres des papillons, mais ils ne savaient pas voler ; ils ne savaient que ramper par terre.
 
Ces reptiles étaient magnifiques, mais le plus souvent les humains, lorsqu'ils se déplaçaient, ne baissaient pas les yeux vers la terre, aussi ne voyaient-ils pas leur beauté.

En ces temps-là, vivait une jeune femme qui s'appelait Fleur de Printemps et qui était une joie pour tous ceux qui la connaissaient. Elle avait toujours le sourire et un mot gentil à la bouche, et ses mains étaient semblables au printemps le plus frais pour ceux qui étaient atteints de fièvre ou de brûlures.
 
Elle posait ses mains sur eux et la fièvre aussitôt quittait leur corps. Quand elle atteignit l'âge adulte, son pouvoir devint encore plus fort et, grâce à la vision qu'elle avait reçue, elle devint capable de guérir les gens de la plupart des maladies qui existaient alors.

Dans sa vision, d'étranges et belles créatures volantes étaient venues à elle et lui avaient donné le pouvoir de l'arc-en-ciel qu'ils portaient avec eux. Chaque couleur de l'arc-en-ciel avait un pouvoir particulier de guérison que ces êtres volants lui révélèrent.
 
Ils lui dirent que pendant sa vie elle serait capable de guérir et qu'au moment de sa mort elle libérerait dans les airs des pouvoirs de guérison qui resteraient pour toujours avec les hommes. Dans sa vision, il lui fut donné un nom : Celle qui tisse dans l'air des arcs en ciel.

Tandis qu'elle avançait en âge, Celle qui tisse dans l'air des arcs en ciel continuait son travail de guérisseuse et dispensait sa gentillesse à tous ceux qu'elle rencontrait. Elle rencontra aussi un homme, un voyant, et elle le prit pour mari.
 
Ils eurent ensemble deux enfants et les élevèrent pour qu'ils soient forts, sains et heureux. Les deux enfants avaient aussi certains pouvoirs de leurs parents et eux-mêmes devinrent plus tard des guérisseurs et des voyants.

Tandis qu'elle vieillissait, le pouvoir de Celle qui tisse dans l'air des arcs en ciel grandit encore et tous ceux qui vivaient dans les environs de la région où elle habitait vinrent à elle avec leurs malades, lui demandant d'essayer de les guérir. Elle aidait ceux qu'elle pouvait aider.
 
Mais l'effort de laisser passer en elle tout le pouvoir finit par l'épuiser et un jour elle sut que le moment de remplir la seconde partie de sa vision approchait. Tout au long de sa vie, elle avait remarqué que des reptiles magnifiquement colorés venaient toujours près d'elle quand elle s'asseyait par terre. Ils venaient contre sa main et essayaient de se frotter contre elle. Parfois l'un deux rampait le long de son bras et se mettait près de son oreille. 

Un jour qu'elle se reposait, un de ces reptiles vint jusqu'à son oreille. Elle lui parla, lui demandant si elle pourrait faire quelque chose pour lui, car elle avait remarqué que lui et ses frères et soeurs lui avaient toujours rendu service. 
 
"Ma soeur, dit Celui qui rampait, mon peuple a toujours été là pendant que tu guérissais, t'assistant grâce aux couleurs de l'arc en ciel que nous portons sur le corps.
 
A présent que tu vas passer au monde de l'esprit, nous ne savons comment continuer à apporter aux hommes la guérison de ces couleurs.
 
Nous sommes liés à la terre et les gens regardent trop rarement par terre pour pouvoir nous voir. Il nous semble que si nous pouvions voler, les hommes nous remarqueraient et souriraient des belles couleurs qu'ils verraient.
 
Nous pourrions voler autour de ceux qui auraient besoin d'être guéris et laisserions les pouvoirs de nos couleurs leur donner la guérison qu'ils peuvent accepter. Peux-tu nous aider à voler ?"
 
Celle qui tisse dans l'air des arcs en ciel promit d'essayer. Elle parla de cette conversation à son mari et lui demanda si des messages pourraient lui venir dans ses rêves.

Le matin suivant il se réveilla, excité par le rêve qu'il avait fait. Quand il toucha doucement Celle qui tisse dans l'air des arcs en ciel pour le lui raconter, elle ne répondit pas. Il s'assit pour la regarder de plus près et il vit que sa femme était passée au monde des esprits pendant la nuit.

Pendant qu'il priait pour son âme et faisait des préparatifs pour son enterrement, le rêve qu'il avait eu lui revint en mémoire et cela le réconforta. Quand le moment fut venu de porter Celle qui tisse dans l'air des arcs en ciel à la tombe où elle serait enterrée, il regarda sur sa couche et, l'attendant, se trouvait le reptile qu'il pensait y trouver. Il le ramassa avec précaution et l'emporta.

Tandis que l'on mettait le corps de sa femme en terre et qu'on s'apprêtait à le recouvrir, il entendit le reptile qui disait :
 
"Mets-moi sur son épaule à présent. Quand la terre sera sur nous, mon corps aussi mourra, mais mon esprit se mêlera à l'esprit de celle qui fut ta femme, et ensemble nous sortirons de terre en volant. Alors nous retournerons vers ceux de mon peuple et leur apprendrons à voler de façon à ce que se poursuive le travail de ton épouse. Elle m'attend. Pose-moi à présent."

L'homme fit ce que le reptile lui avait dit et l'enterrement se poursuivit. Quand tous les autres furent partis, l'homme resta en arrière quelques instants. Il regarda la tombe, se souvenant de l'amour qu'il avait vécu. Soudain, de la tombe sortit en volant une créature qui avait sur ses ailes toutes les couleurs de l'arc-en-ciel. Elle vola vers lui et se posa sur son épaule.

"Ne sois pas triste, mon époux. A présent ma vision s'est totalement réalisée, et ceux que j'aiderai désormais à enseigner apporteront toujours aux autres la bonté de coeur, la guérison et le bonheur. Quand ton heure viendra de te transformer en esprit, je t'attendrai et te rejoindrai."

Quand l'homme changea de monde, quelques années plus tard, et fut enterré, ses enfants restèrent en arrière après que tous les autres s'en furent allés. Ils remarquèrent une de ces nouvelles créatures magnifiques qu'ils appelaient papillons, voletant près de la tombe.
 
En quelques minutes un autre papillon d'égale beauté sorti en volant de la tombe de leur père, rejoignit celui qui attendait et, ensemble, ils volèrent vers le Nord, le lieu du renouveau.

Depuis ce temps-là les papillons sont toujours avec les hommes, éclairant l'air et leur vie de leur beauté.




Légende Amériendienne




Par VERBENA - Publié dans : CONTES ET LEGENDES
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Jeudi 7 mai 2009 4 07 /05 /2009 19:44








Il y a bien, bien longtemps, quand le monde était jeune et que les gens n'avaient pas encore émergé, aucune fleur n'égayait la prairie. Seuls y poussaient des herbes et de ternes buissons gris-vert. Terre était bien triste, car sa robe manquait de couleur et de beauté.

« J'ai tant de belles fleurs dans le cœur, se disait alors la Terre. Comme j'aimerais qu'elles soient sur ma robe. Des fleurs bleues comme le ciel clair des beaux jours, des fleurs blanches comme la neige de l'hiver, des fleur d'un jaune éclatant comme le soleil de midi, des fleurs roses comme une aube de printemps, toutes, je les porte dans mon cœur. Je suis si triste quand je regarde ma robe terne, toutes de gris et de bruns.

Une tendre petite fleur rose entendit la plainte de Terre. « ne soit pas triste, Terre-Mère », je vais aller pousser sur ta robe et la rendre plus belle. »

Alors, la petite fleur rose monta du cœur de la Terre-Mère pour égayer la prairie. Mais lorsque le Démon du Vent l'aperçut, il se mit à gronder : « je ne veux pas de cette jolie petite fleur sur mon terrain de jeu. »

Hurlant et rugissant, il se précipita sur elle et souffla la flamme de sa vie. Mais l'esprit de la fleur revint au cœur de la Terre-Mère.

Quand d'autres fleurs courageuses sortirent à leur tour, le démon du Vent les tua l'une après l'autre. Et leur esprit revint au cœur de la Terre-Mère.

A la fin, Rose-de-Prairie proposa d'y aller. « Bien sur, ma douce enfant, lui dit Mère-Terre. Je te laisserai partir. Tu es si jolie et ton souffle si parfumé que le Démon du Vent en sera charmé. Il te laissera sûrement rester dans la prairie.

Rose-de-Prairie fit donc le long voyage à travers le sol sombre et sortit dans la prairie terne. Tandis qu'elle cheminait, Terre-Mère se disait en son cœur « Comme j'aimerais que le Démon du Vent la laisse vivre ! »

Lorsque Démon du Vent l'aperçut, il se rua vers elle en hurlant : « Elle est jolie, mais je ne veux pas d'elle sur mon terrain de jeu. Je vais souffler la flamme de sa vie. » Et il s'élança, grondant et soufflant en violentes bourrasques. Mais en s'approchant, il sentit le parfum de Rose-de-Prairie.

« Comme il est doux, se dit-il alors. Je n'ai pas le cœur d'ôter la vie à une si jolie jeune personne au souffle si parfumé. Il faut qu'elle reste ici, avec moi. Il faut que j'adoucisse ma voix, que je lui chante de douces chansons. Il ne faut pas que je l'effraie avec mon terrible vacarme ».

Et le démon du Vent changea. Il se fit paisible. Il envoya de douces brises sur les herbes de la prairie. Il susurra et fredonna de petits chants de joie. Il avait cessé d'être un démon.

Alors, les autres fleurs montèrent du cœur de la Terre-Mère à travers le sol sombre. Elles firent de sa robe de prairie une parure gaie aux couleurs vives. Même le Vent en vint à aimer les fleurs qui poussaient parmi les herbes de la prairie. C'est ainsi que la robe de Terre-Mère devint belle, grâce à Rose-de-Prairie, à sa beauté, son parfum et son courage.

Il arrive parfois que le Vent oublie ses doux chants, qu'il gronde et fasse du tapage. Mais ce bruit ne dure jamais longtemps. Et il ne fait jamais de mal aux personnes qui portent des robes couleur de la Rose-de-Prairie.


Histoire des Sioux Lakota














Par VERBENA - Publié dans : CONTES ET LEGENDES
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